top of page
PSYCHOLOGUE CLINICIEN


Le coût du changement
LES VISAGES DU CHANGEMENT #4
Arnauld VISINET


Éloge du silence, penser contre la pulsion
Il existe une forme de courage dont personne ne parle plus : celui de ne pas répondre, de laisser une question ouverte et tolérer l’inconfort d’une position qui résiste à la simplification. Dans un monde où chaque événement appelle une prise de position immédiate, où le silence est suspect et la nuance soupçonnée de complicité, se taire est devenu un acte presque subversif.
Arnauld VISINET


Soigner dans le bruit
La consultation est souvent perçue comme un espace soustrait au monde, où l’on referme la porte sur le vacarme du dehors pour mieux écouter ce qui se joue au-dedans. Cette mise à distance est précieuse mais peut devenir un angle mort car un patient n’arrive jamais seul. Il apporte avec lui le poids d’une société qui produit des formes souterraines de souffrance.
Arnauld VISINET


Guérir, de quoi ?
LES VISAGES DU CHANGEMENT #5
Arnauld VISINET


La fidélité au symtôme
LES VISAGES DU CHANGEMENT #3
Arnauld VISINET


Ce qui cherche à se dire
LES VISAGES DU CHANGEMENT #2
Arnauld VISINET


Pour une souveraineté cognitive
On ne vient plus consulter seulement parce qu’on souffre mais bien souvent parce qu’on ne sait plus si ce que l’on ressent est réel. Parce que ses propres perceptions sont devenues suspectes, sa mémoire contestable, ses désirs impossibles à distinguer de ceux qu’on a incorporés. Ce n’est plus une blessure localisée, c’est un territoire intérieur occupé.
Arnauld VISINET


Ce que Winicott a vu
Il y a des auteurs qu’on lit une fois et qu’on n’oublie plus. Winnicott est de ceux-là. Non parce qu’il construit un système - il s’en méfie lui-même - mais parce qu’il voit. Ce qu’il observe dans la relation précoce entre l’enfant et son environnement, il le nomme avec une précision qui reste cliniquement immédiate. On reconnaît ce qu’il décrit avant même de l’avoir théorisé. Pourtant, cantonner ses concepts au champ psychanalytique et leur validité à la métapsychologie qui
Arnauld VISINET


Éloge de la chute
« Les tempêtes ont deux buts : détruire ce qui n’est pas solide et révéler ce qui l’est. »
Arnauld VISINET


Le droit à la tristesse
LES VISAGES DU CHANGEMENT #1
Arnauld VISINET


Sujets saturés, désirs sans attentes
On parle aujourd’hui d’explosion du TDAH comme d’un fait médical, réel certes mais parfois détourné en un récit confortable car il permet de croire que ce qui vacille relève du cerveau et non du monde. Il transforme une crise de l’attention en pathologie individuelle et évite ainsi de poser la vraie question, à savoir l’impact de notre organisation sociale sur les sujets qu’elle produit.
Arnauld VISINET


Les dettes invisibles
Ce que nous recevons de nos familles ne se transmet pas comme un héritage conscient mais s’inscrit plus tôt et plus profondément, dans les manières d’aimer et de craindre, de se défendre et de se juger, avant même d’avoir les mots pour le nommer. On parle de loyautés invisibles pour désigner ces fidélités muettes qui nous font répéter, malgré nous, ce que nous avons reçu, non par manque de volonté mais parce que la fidélité, même coûteuse, reste souvent un acte d’amour.
Arnauld VISINET


Tenir, à quel prix ?
Le besoin de contrôle répond à une logique, souvent construite dans un environnement où l’imprévisible était synonyme de danger. Cette stratégie a permis à un sujet de tenir, de ne pas être submergé par ce qui débordait. Elle n’est donc pas pathologique à l’origine mais intelligente car elle témoigne d’une capacité à organiser l’expérience pour la rendre supportable.
Arnauld VISINET


Clinique de l'épuisement
Il existe une souffrance que nos catégories diagnostiques saisissent mal car elle ne ressemble pas à la dépression classique : pas d’effondrement brutal ni de deuil identifiable mais plutôt une fatigue de fond, une anhédonie discrète, un sentiment diffus de ne pas être à la hauteur de soi-même sans pouvoir nommer ce qui manque. Le sujet fonctionne mais il ne vit plus vraiment.
Arnauld VISINET


Le coût de la prudence
Il est une plainte que l’on entend souvent en consultation, formulée avec une candeur désarmante : je ne veux plus souffrir. Derrière cette phrase, une logique implacable s’est mise en place — retrait progressif, évitement systématique, vie réduite à ce qui est sûr, prévisible, maîtrisable. Le patient a construit une forteresse et vient nous dire, depuis l’intérieur, qu’il étouffe.
Arnauld VISINET
bottom of page